Étiquette : Karel Vereycken
Jan Papy: Erasme, le grec et la Renaissance des sciences
Entretien de Karel Vereycken, en aout 2019, avec Jan Papy, professeur de littérature latine de la Renaissance à l’Université de Leuven (KUL), Belgique.
Emeuric Gleizes: Spacetrain et l’avenir des transports rapides

En juillet 2019, Karel Vereycken s’est entretenu avec Emeuric Gleizes, le patron de la société Spacetrain. Digne successeur de l’Aérotrain de Jean Bertin, Spacetrain propose un mode de transport capable de complètement révolutionner notre pays et le monde.
Le cerisier




De zindelijke jongen
Gedicht (getekend X.X.X.)
gevonden
in een
fotoalbum
van
mijn moeder,
Hendrix Yvonne (1926-2014).

Kleine Karel
Is een parel
En een voorbeeld van een kind,
Om de netheid,
Nauwgezetheid,
Die men in dit knaapje vindt.
Ja, zijn handjes,
En zijn tandjes
Zijn gezichtje wast hij net
Broekje, frakje,
Vestje, klakje,
Reinigt hij van vlek en smet.
Ieders vriendje
Is dat kindje
Nu, dit verwondert ook geen !
Want de kleintjes,
Die zijn reintjes,
Zijn de vriendjes van elkeen.
La gravure est une mort sûre

La gravure est une technique de pointe qui mérite bien son nom,
Car chacun y est contraint de faire forte impression ;
Graveurs, burinistes, taille-douciers et autre aquafortistes,
S’y aplatissent sous les gros cylindres des machinistes.
Imprimer son image sur la marche du temps,
A l’aide d’une plaque gravée, travaillée à l’abri des vents ;
Laisser une trace sur le zinc poli de l’histoire,
En faisant tache d’encre noire conduisant à la gloire.
Il est vrai que par le jeu des miroirs inversés,
L’artiste a bien du mal à se révéler ;
Bien qu’avec ce vernis mou lentement égratigné,
Son cuivre doux est mis à nu et en rien protégé.
Au bout du rouleau, il en a sa plaque,
Tout son art ne lui paraît plus qu’une vaste arnaque ;
Alors, devant un demi pression, paumé sur le zinc,
Il arrose sa pointe sèche et égrène son aquatinte.
A force d’acides et de mélancolie,
Il court à la mort sûre et la douce folie ;
Se ferment alors les portes de la perception,
Tunnels sans fin de lumière et de vaines illusions.
Rien ne sert de tirer tes contre-épreuves,
Si tu vivotes dans le passé faisant jamais peau neuve ;
Ton image éternellement gravée en négatif,
Se taillera en douce comme un fugitif.
A quoi bon faire mousser ta mort subite,
En te plongeant dans un bain d’acide nitrique;
Envisage plutôt un dernier coup de brunissoir,
Avant de disparaître façon manière noire.
L’amiral Zheng He et les expéditions maritimes chinoises
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En lançant sa « Route de la soie maritime du XXIe siècle », la Chine renoue avec un passé naval et maritime particulièrement riche. Ses premières activités dans ce domaine remonteraient, pour ce qui est de la navigation en mer de Chine, à la dynastie Zhou (771-256 av. JC).
Par Karel Vereycken
A l’époque des Han (du Ier au IIIe siècle de notre ère), la Chine connaissait déjà les techniques navales, dont une forme primitive de boussole et les célèbres jonques capables d’atteindre les côtes de l’Afrique.

Une activité, portée sans doute à la fois par des navigateurs
chinois, indiens et arabes, qui s’est développée, notamment à partir du
grand port indien de Calicut, sur une période millénaire, en particulier
sous les Tang (618-907) et les Song (960-1279).
« L’importation annuelle en Chine de l’ivoire, de la corne de rhinocéros, des perles, de l’encens et d’autres produits que l’on trouve spécifiquement le long des côtes du Yémen et de l’Afrique Orientale, se montait (vers 1053), à 53 000 unités de compte », aux dires des chroniqueurs de la dynastie de l’époque.

En échange de la soie, des céramiques et des porcelaines impériales, les marins chinois achetaient également de grandes quantités de perles et d’objets précieux. De nombreuses monnaies chinoises Song, mais aussi Tang, ont été trouvées, ainsi que des porcelaines, dans les régions côtières de la Somalie, du Kenya et du Tanganyika ainsi que l’île de Zanzibar.
Le XVe siècle

Cependant, les expéditions de l’amiral Zheng He (1371-1433) sous la dynastie Ming, au début du XVe siècle, ont quelque chose d’exceptionnelle car fortement orientées vers les échanges scientifiques. Zheng est né musulman. Petit-fils du gouverneur de la Province du Yunnan il devint eunuque à la cour de Zhu Di, le futur Empereur Yongle (1402-1424).
Ce dernier a marqué l’histoire en lançant une série de (très) grands travaux :
- Il revigore les Routes de la soie ;
- Il rétabli dans ses fonctions l’observatoire astronomique ;
- Il transfère la capitale chinoise de Nankin à Beijing ;
- Au cœur de la capitale, il fait ériger par 1 million d’ouvriers et artisans la Cité interdite ;
- Il modernise le grand canal pour garantir la sécurité alimentaire de la capitale ;
- Il élargit le système des examens impériaux pour la sélection des lettrés ;
- Il fait rédiger par 2180 lettrés la plus vaste encyclopédie jamais écrite comprenant plus de 11 000 volumes ;
- Il nomme l’amiral Zheng He commandant en chef d’une flotte de haute mer
chargé de faire connaître et reconnaître les accomplissements de la
Chine et de son Empereur dans le monde.

Ainsi, entre 1405 et 1433, l’amiral Zheng va piloter sept expéditions qui accosteront presque tous pays, ports et sites qui comptent dans l’océan Indien :
- Vietnam : le royaume de Champa, ville de Cochinchine ;
- Indonésie : l’ile de Java et de Sumatra, Iles d’Aru, ville de Palembang ;
- Thaïlande : le Siam ;
- Malaisie : port de Malacca, iles de Pahang et état de Kelantan (Malaisie) ;
- Sri Lanka : l’île de Ceylan ;
- Inde : Kozhikode (ou Calicut), capitale de l’Etat de Kerala en Inde ;
- Les iles Maldives ;
- Iran : ile d’Ormuz dans le golfe persique
- Yémen : Aden ;
- Somalie : Mogadiscio ;
- Kenya : Royaume de Malindi (Mélinde) ;
- Sultanat d’Oman : Mascate et Dhofar ;
- Arabie saoudite : Djedda et la Mecque.

La science de la navigation

Sa flotte, lors de la première expédition entre 1405 et 1407, comptait pas moins 27 800 hommes à bord de 317 vaisseaux dont 62 « bateaux trésors », des navires XXL, capable d’embarquer 500 personnes.
La plus grosse des jonques atteint 122 mètres de long sur 52 de large, elle porte neuf mâts et 3000 tonnes quand les caravelles de Christophe Colomb de 1492 ne font que 25 mètres de long sur 5 de large, ses voiles hissées sur deux mâts seulement et n’emportant que 450 tonnes !
Imitant les tiges cloisonnées du bambou, ces navires sont composés de compartiments étanches ce qui les rend moins vulnérables aux naufrages et aux incendies. La technique ancestrale des compartiments étanches, repris par la construction navale occidentale au XIXe siècle, a été inscrite en novembre 2010 par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Les historiens constatent qu’en Europe, la construction navale a puisé son inspiration dans la nage des poissons. De tout temps, nos navires ont cherché à fendre les flots et l’étrave reste l’un des points fondamentaux de notre construction navale.
Cependant, les Chinois remarquent que le poisson qui nage sous l’eau ne peut être un exemple pour évoluer sur l’eau. Leur animal de référence est le canard. Point d’étrave quand il suffit de survoler la surface. La jonque fut donc conçue suivant la forme de cet oiseau marin. De celui-ci, elle reprend son allongement, son très faible tirant d’eau sur l’avant de la carène et sa grande largeur.

Selon certains historiens, le 2 février 1421, l’Empereur Yongle aurait réuni 28 chefs et dignitaires venu d’Asie, d’Arabie, de l’Océan Indien et d’Afrique. Ce sommet, d’après Serge Michel et Michel Beuret, aurait été
« la conférence la plus internationale jamais organisée et qui aurait témoigné du rayonnement de la Chine des Ming (1368-1644), un empire alors ouvert au monde. ». 1
En France, en 1431, Jeanne d’Arc, est brûlée sur le bûcher à Rouen…
Un gouffre civilisationnel

A la fin du XIVe siècle, un gouffre séparait le degré de développement de la Chine avec celui d’une Europe ruinée par la guerre de cent ans, un krach financier sans précédent, la famine et la peste noire.
Par exemple, la bibliothèque du roi anglais Henry V (1387-1422) ne comprenait que six volumes manuscrits, dont trois prêtés par un couvent. De son coté, le Vatican, avant 1417, ne possédait qu’une centaine de livres.
Alors que pour l’inauguration de la Cité interdite à Beijing en 1421, quelque 26 000 invités se régalent lors d’un banquet composé de dix plats servis dans des assiettes de la plus belle porcelaine, en Europe, quelques semaines plus tard, lors du mariage d’Henry V avec Catherine de Valois, c’est de la morue salée sur tranchoirs de pain rassis qu’on sert aux six cents convives !
Alors que l’armée chinoise peut aligner un million d’hommes disposant d’armes à feu, le même Henry V d’Angleterre, lorsqu’il entre en guerre contre la France la même année, dispose à peine de 5000 combattants armés d’arcs, d’épées et de piques. Et le monarque anglais, faute de marine puissante, est obligé de faire appel aux bateaux de pêche pour traverser la Manche…
Diplomatie et prestige

Contrairement à ce qui a été dit, il ne s’agissait pas pour la dynastie Ming de chercher de nouvelles routes de commerce, de s’approvisionner systématiquement en esclaves ou de trouver des terres à coloniser.
Les routes maritimes empruntées par la flotte de Zheng étaient déjà connues et sont fréquentées par les marchands arabes depuis le VIIe siècle.
Qu’il s’agissait d’une démonstration du prestige chinois est démontré par le fait qu’en 1407, Zheng fonde une école de langues à Nankin. Seize traducteurs voyageront avec les flottes chinoises permettant à l’amiral de s’entretenir, de l’Inde à l’Afrique, en arabe, en persan, ou bien encore en swahili, en hindi, en tamoul et d’autres langues encore.
La liberté religieuse comptant parmi les grandes vertus de l’Empereur, des érudits musulmans, hindouistes et bouddhistes font parti du voyage.
Tout aussi remarquable, la présence de savants sur des navires si vastes qu’ils permettaient qu’on y conduise des expériences scientifiques.
Les métallurgistes embarqués pour l’occasion prospectaient dans les pays où la flotte faisait escale. Les médecins pouvaient recueillir des plantes, des remèdes et des traitements contre les maladies et les épidémies.
Les botanistes essayaient d’acclimater des plantes utiles ou des cultures alimentaires. Les bateaux apportaient également des semences que les Chinois espéraient cultiver à l’étranger.

C’est lors de ces expéditions, que la Chine établira des relations diplomatiques avec une trentaine de pays. Le récit de ces échanges nous est parvenu grâce au travail remarquable de son compagnon de route Ma Huan.
Lui aussi musulman, ses écrits sont disponibles dans un ouvrage titré Ying-yai Sheng-lan (Les merveilles des océans). Lors de leur dernier voyage, les deux compères se voient octroyer le droit d’aller jusqu’à la Mecque en vue d’établir des échanges commerciaux.
Lors de sa quatrième expédition, affirme le National Geographic, Zheng rencontre des représentants du Sultanat de Malindi (actuel Kenya) avec qui la Chine a établi des relations diplomatiques en 1414.
Comme tribut, les dignitaires africains offrent à Zheng He des zèbres et une girafe, un animal que les Romains appelaient le cameléopard (mi-chameau, mi-léopard).
En Chine, l’Empereur espérait posséder un jour un qilin, c’est-à-dire un animal aussi mythique que l’unicorne en Occident, un croisement entre un cerf ou un cheval avec des sabots, et un lion ou un dragon avec une peau de couleur éclatante.

L’empereur voulait aussi qu’on fasse une peinture de la girafe, dont on retrouvera en 1515, une copie, dans un tableau du peintre flamand Jérôme Bosch qui l’avait copié d’un livre de Cyriaque d’Ancôme (1391-1452), un grand voyageur italien.
Malheureusement, en mai 1421, deux mois après le départ de la grande flotte, la Cité interdite, frappée par la foudre, est réduite en cendres.
Interprété comme un signe du ciel, ce sera le début d’une période de repli national qui amènera la Chine à abandonner ses projets, à détruire même, en 1479, tous les documents se rapportant à ces expéditions et à interrompre son commerce extérieur jusqu’en 1567.
Face à la menace mongole, la Chine se concentrera alors sur la construction de la grande muraille, l’agriculture et l’éducation.
Aujourd’hui
Il faut attendre 1963, pour que Zhou Enlai, lors de sa tournée en Afrique réhabilite l’amiral Zheng. En 2005, la Chine a célébré le 600e anniversaire de sa première expédition et a évoquée sa mémoire lors de la cérémonie d’ouverture des JO en 2008.
Pour la Chine, les expéditions de Zheng sont emblématiques de sa capacité à promouvoir un développement commercial harmonieux rompant avec les pratiques coloniales occidentales et japonaises dont la Chine souffrit pendant les « 150 années d’humiliation ».
Le Président Xi déclara non sans raison en 2014 :
« Les pays qui ont tenté de poursuivre leurs objectifs de développement par l’usage de la force ont échoué (…) C’est ce que l’histoire nous a appris. La Chine est engagée à maintenir la paix ».
Note :
- Dans son livre 1421, l’année où la Chine a découvert l’Amérique, l’historien amateur britannique, Gavin Menzies, ancien commandant de la Royal Navy, prétend, sur la base de copies d’anciennes cartes dont l’authenticité est plus que discutable, que les hommes de Zheng We ont pu atteindre l’Amérique, voire l’Australie, et ceci bien avant les Européens. Son éditeur, qui a fait totalement réécrire son texte par 130 communicants pour en faire un best-seller, lui a accordé 500 000 livres anglaises pour acquérir les droits d’auteur au niveau mondial. Les Chinois, sachant bien qu’il faut se méfier des Anglais surtout lorsqu’ils vous flattent, sans fermer les portes à des recherches supplémentaires, ont résisté jusqu’ici à toute idée de créditer sa thèse. ↩︎
Dirk Martens, l’imprimeur d’Erasme qui diffusa le livre de poche

La plupart des imprimeurs dédient leur travail soit à des gens haut placés, soit à leurs amis. Pour moi dont le plus grand souhait est d’encourager, autant qu’il m’est possible, les études à cette université florissante (de Louvain), il a été décidé que je dédie toutes mes publications à vous, la jeunesse qui m’est si chère.
(Préface de Ploutos, comédie d’Aristophane,
publié par Dirk Martens à Louvain en 1518).

Dirk Martens (1446-1534) est généralement considéré comme celui qui a importé l’art de l’imprimerie dans les Pays-Bas méridionaux. Né à Alost (Belgique) vers 1446 dans une famille respectée et bien portante de citoyens (poorters), aussi bien son père que son grand-père, y vivent comme des notables. Marchand de profession, son grand-père réside sur la grande place. En 1394, il livre du bois au Conseil communal.A Alost, le jeune Dirk profite d’une formation au Couvent des Guillelmites. Curieux de nature et avide d’études, Dirk prend rapidement le large. A Venise, à l’époque un grand port et une cité cosmopolite où se réfugient les érudits grecs, il parfait sa formation auprès de Girardus de Lisa, un compatriote flamand originaire de Gent. De Lisa est conquis par l’esprit de la Renaissance. Musicien, il a monté une petite imprimerie à Trévise, près de Venise. C’est sans doute là que Dirk Martens fait ses premiers pas dans le métier d’imprimeur.

De retour à Alost, Martens et son partenaire Jean de Westphalie, impriment en 1473 le premier livre réalisé chez nous avec des lettres métalliques mobiles et donc réutilisables, une œuvre du théologien et ami de Nicolas de Cues, Denis le Chartreux (1401-1471). Théologien, ce dernier était le confesseur du Duc de Bourgogne Philippe Le Bon et conseillait le peintre flamand Jan Van Eyck.
Si le plus vieux livre imprimé que nous possédons est le Sûtra du Diamant daté de 868, un écrit bouddhique chinois, l’utilisation de caractères mobiles nous vient également de Chine et de Corée. En Chine, c’est sous la dynastie Song que l’inventeur chinois Bi Sheng (990-1051) développe les caractères mobiles gravés dans de la porcelaine. Ensuite, c’est le Coréen Choe Yun-ui (1102-1162) qui va le premier, à partir de 1234, utiliser des caractères mobiles métalliques dans l’imprimerie, soit 221 ans avant la Bible en 42 lignes de Gutenberg.
A Alost c’est de ce premier atelier de Dirk Martens que sortent deux autres œuvres imprimées classées comme les plus anciennes des Pays-Bas méridionales, dont L’histoire de deux amants, de Aeneas Piccolomini qui deviendra par la suite le pape Pie II.
Martens introduit ainsi cette technique révolutionnaire dans nos contrées permettant la diffusion des livres et des idées à une échelle sans précédent. Cette avancée va contribuer énormément au progrès du savoir et des sciences. Martens ne l’ignore pas et précise fièrement, dans un écrit qu’il livre en 1474 : « Cet ouvrage a été imprimé par moi Dirk Martens à Alost, celui qui apporte aux Flamands tout ce qu’on sait faire à Venise ».
Après sa collaboration initiale mais de courte durée avec Jean de Westphalie, toute trace de Martens disparait jusqu’en 1486. On dispose néanmoins d’indices en Espagne démontrant l’existence à Séville d’un certain Teodorico Aleman, spécialisé dans l’importation de livres et qu’on identifie souvent comme Martens.

Entre 1486 et 1493, Martens recréé une imprimerie à Alost. Il se spécialise alors dans l’impression de bréviaires, de bibles et d’autres textes liturgiques. Bien qu’il s’agisse d’une production haut de gamme et d’une haute technicité, l’affaire n’est pas un succès commercial.
L’humanisme d’Anvers
Martens déménage alors à Anvers, à l’époque un des plus importants centres de commerce et de culture.
D’autres habitants d’Alost y jouent des rôles éminents. A chaque fois, il ne s’agit pas de simples fonctionnaires de la ville d’Anvers mais d’acteurs et d’animateurs passionnés de sa vie intellectuelle et culturelle.
- Cornelis De Schrijver (1482-1558), secrétaire de la ville d’Anvers qu’on connaît mieux sous les noms latinisés de Scribonius ou de Cornelius Grapheus. Auteur, traducteur, poète, musicien et ami d’Erasme, il est accusé d’hérésie et échappe de justesse au bûcher.
- Pieter Gillis (1486-1533) surnommé Pétrus Aegidius. Elève de Martens et correcteur pour son imprimerie, il est le greffier de la ville. Ami d’Erasme et de More, il figure dans le double portrait avec Erasme peint par leur ami commun, le peintre anversois Quinten Metsys (1466-1530).
- Pieter Coecke van Aelst (1502-1550). Editeur et peintre-scénographe, il s’installe à Anvers après un voyage en Italie. Familiarisé avec la Cène de Léonard et d’Albrecht Dürer, il fournit des cartons pour des tapisseries et publie, avec l’aide de sa femme et de Grapheus, la traduction néerlandaise des oeuvres de l’architecte romain Vitruve. Le peintre flamand Pieter Breugel l’ancien (1525-1569) et épousera sa fille.

Aussi bien dans leurs échanges épistolaires, les discours que les actes, le style humaniste est de mise. A la Renaissance, l’artiste est l’uomo universale par excellence.
Et lors des « Entrées joyeuses », organisées en honneur de ceux cherchant à gouverner le pays, les Chambres de rhétorique se chargeaient des vastes fêtes populaires combinant sketchs, poèmes, images, jeux, vers, rimes avec chants et pièces de musique, le tout dans un cadre urbain et architectural arborant arcs de triomphe, sculptures, tableaux et scènes de théâtres.

A Anvers, Martens fréquente ce milieu d’érudits et fait connaissance avec Erasme de Rotterdam (1467-1536), une des figures marquantes de l’époque. Du coup, son atelier n’imprime pas seulement des œuvres de cette avant-garde humaniste mais devient un des lieux où se rencontrent les peintres, les penseurs et les savants
Martens ouvre également une imprimerie à Louvain. Fondée en 1425, son université retrouve son élan grâce au livre imprimé.
Si la demande de livres ne cesse de grandir, les étudiants ont des attentes particulières : les livres doivent être de bonne qualité et bon marché. Martens tente de relever le défi.
Livres de poche
En 1516, Dirk Martens dira :
Etudiants. Parce que je ne me préoccupe pas seulement de la bonne santé de vos études mais également de celle de votre bourse (dites moi quel imprimeur fait cela ?), nous avons fait un tirage à part afin que vous puissiez vous le procurer pour deux fois rien.

Et en 1520, il décrit ainsi un manuel d’études :
Nous avons réduit la taille de cet ouvrage à celle d’un petit livre afin que vous puissiez l’emporter et qu’il puisse être le compagnon des étudiants lorsqu’ils sont chez eux, dans la rue, pendant leur temps libre, en voyage, ou lorsqu’ils se détendent ou se promènent.

Après le grand format (in-folio F°) et le format in-quarto 4° (chaque feuille pliée deux fois permettant d’obtenir quatre feuilles et donc huit pages d’un format proche de notre A4 d’aujourd’hui), Martens imprimera quantité d’œuvres au format in-octavo 8° (22 x 12 cm).
En réalité, Martens et Erasme marchent ici dans les pas de l’imprimeur vénitien Alde Manuce qui dès 1501 créa l’italique pour imprimer un recueil de Virgile.
L’avantage de l’italique est de prendre moins de place en largeur et donc de pouvoir mettre plus de mots sur une même ligne. Cette possibilité de mieux exploiter l’espace de la page a fait le succès de l’italique et a permis la fabrication de livres de petit format.
En promouvant ces « éditions de poche », de bonne composition, avec une typographie fonctionnelle et à un prix abordable, Martens plaide d’emblée pour la nouvelle pédagogie des humanistes.
Car :
Constatant à quel point certains enseignants noient les plus belles années de la jeunesse dans des règles compliquées et rigides de grammaire, j’ai cherché à composer un livre de dialogues (…) Car, par ces règles rigides de grammaire, nombreux sont ceux qui craignent l’étude des langes. Et pourtant, sans cette étude, la pratique des sciences s’avère fort compliqué. Or, la meilleure manière pour apprendre une langue, c’est de la pratiquer.
Alexandre Vanautgaerden, historien spécialiste d’Erasme et du livre, dans Typographus, l’incroyable histoire du premier graphiste ‘belge’ Thierry Martens (2009), souligne que:
« pour rendre la lecture plus aisée, Martens ne typographie pas les textes en un seul bloc, mais va introduire la notion de paragraphes afin de structurer la lecture et de ne pas obliger le lecteur à découper mentalement une trop grande quantité de texte, ce qui l’obligeait souvent à lire à voix haute. Ce type de mise en page reflète discrètement un changement fondamental dans la civilisation occidentale, celui du passage de la lecture à haute voix, majoritaire pendant l’Antiquité et le Moyen Age, à la lecture silencieuse qui se généralise à l’époque d’Érasme. »
Ainsi, « si tu es capable de lire tes livres dans le métro en silence, ami lecteur, sans importuner tes voisins », conclut Vanautgaerden, « c’est en partie à Érasme et aux imprimeurs de son temps que tu le dois. »
Studieux et se contentant de peu, Martens ne refuse pas un bon verre de vin, comme le prouvent les dictons en grec qui ornent une de ses impressions : « Le vrai vin est l’apanage », suivi de « Dans les flots de Bacchus souvent on fait naufrage », ce qui rappelle ce qu’on retrouve chez Rabelais, admirateur d’Erasme : « In vino Veritas » (Dans le vin, la vérité).
Martens et le Collège des Trois langues d’Erasme

Dirk Martens et Erasme collaboreront pendant de longues années pour diffuser l’humanisme.
Érasme collabore directement avec Thierry Martens à deux moments : en 1503-1504 à Anvers et en 1516-1521 à Louvain. L’imprimeur d’Alost, au total, aura contribué à l’impression de 51 textes d’Érasme et à 17 textes traduits, édités ou commentés par l’humaniste, dont 33 éditions originales. 5 éditions d’Érasme sont des fantômes et n’ont jamais existé que dans les rêves des bibliographes. 68 éditions érasmiennes, cela signifie que plus du quart de la production générale de Thierry Martens est consacré au Rotterdamois.
L’amitié et l’affection de Martens pour Erasme était sans limite comme en témoigne l’anecdote suivante. Un jour, malade, Erasme rentre d’un long voyage à Bâle à Louvain. Or, au lieu de retrouver sa chambre au Collège du Lys, il se rend chez Dirk Martens.
Et alors que les chirurgiens jurent qu’Erasme a contracté la peste, Martens le garde chez lui dans De Gulden Toirtse, la maison où il habitait et exerçait sa profession d’imprimeur.
A partir de 1517, les productions de Martens se comprennent essentiellement comme une opération d’appui au fameux Collège des Trois Langues lancé à l’initiative d’Erasme à Louvain.
Dans ce collège « trilingue » où étudiants-boursiers et professeurs vivent ensemble, des savants de renommée internationale prodiguent un enseignement public et gratuit de latin, de grec et d’hébreu. Si Martens est de la partie, ce n’est pas un hasard.
Car, dès 1491, il est le premier imprimeur des Pays-Bas méridionaux à employer des caractères grecs dans un livre de grammaire en vers, le Doctrinale d’Alexandre de Villedieu.
Reedijk, en 1969, constate que : « Plus de 175 des impressions venues de la presse de Martens au courant des années 1512-1529 ont été repérées, mais nous pouvons partir de la supposition que sa production réelle a été considérablement plus importante. Dès le début, il accordait sa production fortement aux besoins de l’Université. Avec le renouvellement de l’enseignement dans l’esprit humaniste, culminant le 20 septembre 1519 en l’admission officielle du Collège des Trois-Langes, se reflète dans la liste des éditions de Martens ».
Martens a innové dans presque tous les domaines », nous disent les spécialistes de la Maison d’Erasme d’Anderlecht. « Tant au niveau des caractères d’imprimerie que de la mise en page. Il a été le premier à introduire des caractères italiques, grecs, hébreux et à généraliser l’emploi du romain, qui nous est devenu si familier aujourd’hui. Il a aussi été à la pointe de la révolution de la mise en page qui s’observe dans les 30 premières années du XVIe siècle et qui donne naissance au livre moderne, dans la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. Ces avancées, il a pu les mettre en œuvre grâce à la collaboration étroite avec Érasme.
Savant et professeur
Pour sa part, l’historien jésuite André van Iseghem (1799-1869), dans le chapitre Martens, savant et professeur de sa biographie de l’imprimeur, cite Martin Dorp qui relate que Martens, dans une conversation, parlait aussi bien le français, l’allemand, l’italien que le latin. A cela s’ajoutait sa connaissance de l’hébreu :
Son dictionnaire hébraïque, qu’il rédigea lui-même comme il l’affirme dans la préface, prouve qu’il possédait parfaitement la langue sacrée, et qu’il était aussi bien en état de l’enseigner que les hébraïsants Van Campen et Cleynaerts (deux professeur d’hébreu au Collège des Trois Langues d’Erasme) dont il imprima les grammaires.
L’Utopie de Thomas More

De ses presses sortiront également en 1516 un des monuments de la littérature mondiale, l’Utopie, ou le Traité de la meilleure forme de gouvernement de Thomas More. La genèse de l’Utopie est largement documentée (Texte complet sur wikisource).
En septembre 1515, Thomas More réside auprès de Pieter Gillis à Anvers où il imagine rencontrer Hythlodée, qui lui fait le récit d’une île inconnue et de ses habitants étranges.
Dans l’esprit de La République de Platon, celui qui deviendra le chancelier d’Angleterre y décrit un Etat imaginaire avec des conditions sociales idéales. More n’était pas un inconnu pour Martens. En 1516, année où paraît l’Utopie, ils entretenaient déjà depuis douze ans des contacts professionnels, qu’ils poursuivront encore pendant sept ans.
Par ailleurs, l’imprimeur publia pas moins de 61 éditions d’Erasme. Dès 1512, Martens avait réimprimé L’Éloge de la Folie d’Erasme, dédié à Thomas More. Après l’Utopie, il publiera, en 1519, encore deux éditions des traductions de Lucien par Thomas More.
Martens publie bon nombre d’écrits d’humanistes réputés, une nouvelle version d’un dictionnaire Latin-Néerlandais ainsi que le récit de Christophe Colomb sur la découverte du nouveau monde.
En 1523, il publie in-4° l’œuvre complète d’Homère en grec, une prestation de premier ordre pour cette époque.
Là où l’on brûle les livres,
on finit par brûles les hommes

Le 15 juin 1520, la bulle Exsurge Domine du pape Léon X condamne 41 erreurs de Martin Luther et ordonne la confiscation au plus vite de ses écrits et leur destruction par le feu en présence du clergé et le peuple.
« On commence par brûler les livres, on finit par les personnes », ajoute alors Erasme dans une phrase qui deviendra célèbre lorsqu’elle est reprise quelques siècles après par le poète allemand Heinrich Heine qui dira : « Là où l’on brûle les livres, on finit par brûler les hommes. »
D’office, Erasme conteste l’efficacité de telles méthodes. Car, si l’on peut brûler les livres qui ornent les étagères, ce n’est pas pour autant que leur contenu disparaît de la mémoire des gens.

Hélas, Erasme ne s’est pas trompé. En 1523, Jean Vallier, moine augustin de Falaise (Normandie), est brûlé vif à Paris comme luthérien.
En 1526, c’est le tour de Jacques Pavan, traducteur de Luther et disciple de l’évêque réformateur de Meaux, Guillaume Briçonnet (1470-1530), suivi par Louis de Berquin en 1529, gentilhomme ami et traducteur d’Érasme, sans oublier Antoine Augereau, imprimeur rue Saint-Jacques, qui donnera plusieurs impressions du Miroir de l’âme pécheresse de Marguerite de Navarre en 1533, brûlé en 1534 avec ses livres place Maubert, tout comme Etienne Dolet (éditeur notamment de Rabelais), lui aussi étranglé puis brûlé avec ses livres au même endroit en 1546 sur cette place réservée aux bûchers des imprimeurs.
Les persécutions contre les protestants vont alterner pendant plus de trente ans avec des périodes de tolérance, jusqu’aux massacres à répétition qui auront pour nom guerres de Religion (1562-1598).
Le 9 septembre 1520, Erasme écrit :
Je crains le pire pour le malheureux Luther (…) tellement la conspiration se répand partout, tellement de tous côtés les rois, et avant tout le Pape Léon, sont fâchés contre lui (Luther). Si seulement il avait suivi mon conseil et s’était abstenu de tout acte hostile et insurrectionnel. (…) Ils ne vont pas se reposer avant d’avoir exterminé l’étude des langues et des bonnes lettres (…) C’est en premier lieu par haine contre celles-ci et à cause de la stupidité des moines, que cette tragédie est née (…) Je n’en m’en mêle point. Par ailleurs, on m’a préparé un évêché si j’accepte d’écrire contre Luther.

Aux Pays-Bas et en Belgique, c’est le nonce Jérôme Aléandre (1480-1542), légat papal auprès de l’empereur, qui ordonne des descentes chez les imprimeurs, notamment chez Dirk Martens à Anvers et à Louvain où plus de quatre-vingts livres luthériens, ouvrages importés d’Allemagne, sont confisqués et brûlés le 8 octobre 1520 sur la Grande Place de Louvain, à deux pas du Collège des Trois Langues.
Erasme, rapporte qu’à Louvain où il se trouva, la foule était « prise de rire », tellement la démarche leur semblait dérisoire.
Un mois plus tard, le 27 juin 1521, Aléandre envoie de Louvain un rapport au cardinal Giulio de Medici, le futur pape Clément VII, à cette époque encore le vice-chancelier de Léon X.
Ensuite, le 26 mai 1521, l’empereur Charles Quint, en conclusion de la Diète de Worms, condamne à son tour Luther et ordonne, par « l’Edit de Worms », la justice à brûler ses livres. Suit alors une série d’autodafés, notamment en Italie, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Angleterre et en Espagne.
Le texte est rédigé en italien et accompagné d’un exemplaire de l’édit de Worms que Martens avait été obligé d’imprimer. De cette édition, le seul exemplaire sauvé est conservé aux archives du Vatican. Dans le dernier alinéa de sa lettre, Aléande écrit :
J’ai passé neuf jours à Louvain ; tout y marche bien. L’Université orthodoxe d’ici est aux pieds de Sa Sainteté, à Laquelle elle se recommande. J’ai donné les ordres nécessaires ; qu’ils n’aient pas été exécutés plus vite est dû à l’imprimeur qui, à défaut de caractères, n’a pu composer qu’une forme par jour et comme il n’avait pas de correcteurs je me suis vu contraint de corriger moi-même.
Il est permis de croire que le vieux Martens, espiègle et sans doute feignant d’être un esprit un peu rustre et plein d’admiration pour son illustre invité, s’est fait un malin plaisir à obliger ce dernier, ex-humaniste passé dans le camp de l’oligarchie, de corriger lui-même les impressions.
Chez l’imprimeur en question, poursuit Aléandre, j’ai fait confisquer naguère par voie judiciaire un grand nombre de livres de Luther ; peut-être est-ce pour cela qu’il m’a contrecarré maintenant et a-t-il imprimé l’édit, pour gagner davantage, sur cinq feuilles, quoique trois feuilles eussent suffi. Au reste, c’est un homme honnête qui a certainement retrouvé la bonne voie, dont il s’était écarté avant, sous l’influence de qui vous savez, celui qui a putréfié tout ce pays de Flandres [Erasme]. Mais coupons là pour le moment, car j’espère en parler avec vous plus longuement.

Cette lettre se passe de tout commentaire. Celui à qui Aléandre fait allusion à la fin ne peut être qu’Erasme, celui qu’il surnomme « la peste des Flandres ».
Le 15 juillet 1521, l’ami d’Erasme, le peintre-graveur allemand Albrecht Dürer, illustrateur de la Bible, rentre d’Anvers au Pays-Bas avec sa femme à sa ville natale Nuremberg où la répression est moindre.
Plusieurs années après, en 1552, le célèbre cartographe Gérard Mercator, un élève brillant du Collège Trilingue de Louvain, pour avoir exprimé des doutes sur la vision d’Aristote, se voit lui aussi contraint à l’exil et s’installe avec sa femme à Duisbourg en Allemagne.
Si Erasme condamne la dérive autoritaire de l’Eglise, il n’épargne pas pour autant Luther qui par ses excès leur rend service : « J’ai couvé un œuf de colombe, Luther en a fait sortir un serpent ».
Le 15 octobre 1521, à la demande de ses amis, il quitte Louvain et son ami Dirk Martens part s’installer à Bâle chez un autre humaniste, l’imprimeur suisse Johann Froben.
C’est de ses presses que sortiront en 1530, le De Re Metallica, un inventaire très complet des techniques d’exploration minière et véritable manifeste en faveur de la révolution industrielle qu’elle va engendrer en Saxe, en Allemagne, en Suisse et en Europe.

La première édition de cet ouvrage, écrit par le savant saxon Georgius Agricola, fut préfacé par Erasme. L’admiration du grand humaniste pour ce texte emporta les préventions de l’auteur.
En 1529 Martens se retire à Alost au couvent des Guillelmites où il décède le 2 mai 1534.
C’est alors le gendre de Martens, Servaes van Sassen qui prend l’imprimerie et la maison d’édition de Martens en main avec l’aide de Rutgerus Rescius qui décède en 1545.
Avant de devenir le premier professeur de grec au Collège Trilingue d’Erasme à Louvain, Rescius travaillait comme correcteur de grec chez Martens et vécut en pension chez lui.
C’est notamment lui qui enseigne le grec au célèbre anatomiste André Vésale dont il publie en 1537 la première œuvre. L’helléniste acquiert en quelques années une grande réputation, à telle enseigne qu’en 1527 il se voit proposer la chaire de grec du Collège des lecteurs royaux que le roi François Ier cherche à établir à Paris à l’instigation de Guillaume Budé ; il refuse sur le conseil d’Érasme.
Le « Comité Martens » d’Alost n’a donc pas tort lorsqu’il souligne :
L’importance de Martens réside moins dans le fait qu’il apporta les nouvelles techniques d’impression que dans son rôle de pionnier de l’humanisme. L’art qu’il apprend en Italie n’est pas seulement une technique mais un art de vivre qui s’appelle l’humanisme. Le rôle de Martens pour l’histoire de l’humanisme et donc tout aussi important que son rôle de technicien.

La fuite

La fuite, Karel Vereycken, eau-forte sur zinc, 3e état, trait, aquatinte.

Masque antique





Van Eyck : True Beauty, a foretaste of Divine Wisdom
Jan Van Eyck (1390-1441). How might we grasp the intention of this great Flemish painter, despite the five hundred years of distance separating us? Apart from looking at his work, here are three tracks that I’ve been able to uncover:
- The painter was undoubtedly initiated in the art of lectio divina, the multi-leveled interpretation of sacred texts;
- The influence of the French religious thinker Hugue of Saint Victor (1096-1141), an unknown but major figure who was an inspiration for the philosopher-cardinal Nicolas of Cusa;
- The advice given to the painter by theologian Denis the Carthusian (1401-1471), the confessor of Philip the Good, Duke of Burgundy, for whom the painter carried out diplomatic missions.
The writer would highly encourage all admirers of great art to get themselves a copy of the inspiring and scholarly work Landschap in Wereldbeeld, van Van Eyck tot Rembrandt (Landscape and Worldview, from Van Eyck to Rembrandt) by the Dutch art historian Boudewijn Bakker (published in 2004 at Thoth in Bossum, Netherlands, available in English). In a very rigorous and yet accessible work, Bakker offers us a series of important clues, which allow a XXIst century viewer to gain new insights into the often “hidden” meaning of Dutch and Flemish painting. For today’s viewers, what is often surprising in these works is the use of recurring references by the painters, their sponsors, religious officials and the general public of these countries.
Paradox
Before I read Bakker’s work, the paintings of northern Europe often appeared to me to be opposed to the prevailing philosophical and religious matrix of the fifteenth century, when in reality they were its very expression. Until now, I thought that, for the most part, the world view that prevailed at the end of the Middle-Ages was one rejecting the visible world as it was known through our senses. According to a scholastic misinterpretation of St. Augustine and Plato, the world was only deception and temptation, which one might have called the devil himself. Now, and herein lies the paradox in all its force, how can we reconcile the rejection of the visible world, particularly in sight of the work of the Flemish painter Van Eyck, who was able to show us human beings animated by kindness, glowing with beauty and surrounded by pristine nature?
I thought “How dare he show us so much beauty”, whereas in his day the doctrine of faith, which had been heralded as guardian of the temple, had kept reminding us that Man, in his glaring imperfection, was no God, and systematically warned us against the temptations of this world? Were the ironic but extremely moralizing pictures of Hieronymus Bosch and Joachim Patinier not intended to make us understand, albeit with violence, and yet with humor and great craft, that the origin of sin lay precisely in our excessive attachments to worldly things and the pleasures which were believed to be derived from them?
The Coincidence of Opposites
Without explicitly referring to the method of the great theologian-philosopher, Cardinal Nicolas of Cusa, the « coincidence of opposites » (coincidentia oppositorum), that is to say the paradoxes whose seemingly irreconcilable differences can be overcome from a higher conceptual level, Bakker demonstrates that the aforementioned paradox is also only one of appearance.
In order to make sense of this, Bakker first recalls that for the Augustinian current, for whom man was created in the living image of the creator (Imago Viva Dei), nature was neither more nor less than « theophany », that is to say, for those who were able to read it, it was the revelation of a divine intention.
For this current, God revealed himself to man, not by one, but by « two books, » the first of which was none other than « the book of nature, » read through our eyes; the second being the Bible, which was accessible through our eyes and ears. With this connection in mind, Bakker emphasizes two nearly forgotten yet first-rate Christian thinkers who had unfortunately fallen into obscurity following the hegemony of Aristotelianism, which had been ushered in by St. Thomas of Aquinas in tandem with the rise of nominalism and the counter-reformation. The first is the French abbot and theologian Hugue of Saint Victor (1096-1141), one of the medieval writers whose manuscripts were widely circulated at the time, and Denis the Carthusian (1402-1471), a Dutch friend and collaborator of Nicolas of Cusa (1401-1464) and also confessor of Philip the Good, Duke of Burgundy (1396-1467).
The Lectio Divina of Nature
In respect to his interpretation of the paintings, Bakker did the work that any true art historian worthy of such a title should have necessarily done: he compared the paintings with, if they still existed, the writings of their times.
By using the writings of the time to inform his interpretation of the paintings, Bakker formulates a rigorous hypothesis around the idea that the masterpieces of Flemish painting, riddled with as many enigmas and mysteries as our beautiful cathedrals, are to be read « on several levels ». The said “four levels” was what the biblical exegesis of the day prescribed based on ancient tradition.
First, in Judaism, long before the arrival of Jesus, the study of the Torah appealed to the « doctrine of the four senses »:
- the literal meaning,
- the allegorical meaning,
- the allusive meaning, and
- the mystical meaning (possibly hidden, secret or kabalistic).
Then, Christians, especially Origen (185-254), then Ambrose of Milan in the fourth century, repeated this method with the Lectio Divina, that is to say, the exercise of spiritual reading aimed, by prayer, to penetrate a sacred text at its deepest level.
Finally, introduced in the fourth century by Ambrose, Augustine made Lectio Divina the basis of monastic prayer. It would then be taken over by Jerome, Venerable Bede, Scot Erigena, Hugue of Saint Victor, Richard of Saint Victor, Alain of Lille, Bonaventure and would impose itself upon Saint Thomas Aquinas and Bernard of Clairvaux.
Bakker takes care to specify these four levels of reading:
- The literal meaning is that which comes from the linguistic comprehension of the utterance. It tells the facts and « narrative » of a text while situating it in the context of its time;
- The allegorical meaning comes from Greek allos, meaning “other”, and agoreuein, to “say”. By stating one thing, Allegory also says another. Thus an allegory explains what a story symbolizes;
- The moral or tropological meaning (of the Latin tropos meaning « change »), offers us a lesson or advice. By understanding the figures, vices or virtues, passions or stages that the human mind must travel in its ascent to God, each person can draw on such wisdom for his own life;
- The anagogical meaning (adjective from the Greek anagogikos or elevation), is obtained by the interpretation of the Gospels, to give an idea of the last realities that will become visible at the end of time. In philosophy, for Leibniz, « anagogical induction » is something which can be traced back to a first cause.
These four meanings were formulated in the Middle Ages in a famous Latin couplet: littera gesta docet, quid credas allegoria, moralis quid agas, quo tendas anagogia (the letters teach the facts, allegory what one must believe, morality is what one must do, anagogy what one should aspire to).
The reason I bring this issue of multi-level biblical exegesis is that Bakker says, from the standpoint of this worldview in the Middle Ages, this method of interpretation was thought to apply not only to the Bible, but to visible creation as well.

Close-up of the page of the book in front of which the Virgin in the Annunciation kneels, decorating the exterior shutters of the altarpiece of Ghent by Jan Van Eyck (1432). At the bottom of the page, one reads clearly (in red): « de visione dei », the title of the work of Nicolas de Cues of 1453.
But is this merely the instance of some kind of sentimental moment in which one is relishing in the beauty of creation for its own sake? Not at all ! Far from pantheism (a sin), it was a question of « reading », as Hugue of Saint Victor stated, « with the eyes of the mind », which « the eyes of the flesh » were not able to see, a concept that would be taken up again by Nicolas de Cusa in his work of 1543: On painting, or The Vision of God. The paradox can therefore be solved. For, in the allegory of the cavern evoked by Plato in The Republic, the man who is chained before a wall and only able to see shadows projected on the wall, was able to use his intelligence in order identify what the causes that made those shadows possible. Certainly, man cannot « know » God directly. However, by studying the effects of his action, he can come to discover his intention. It is therefore through Hugue of Saint Victor, that the Augustinian and Platonic current that inspired the Carolingian Renaissance resurfaced in Paris. In this current of thought, creation as a whole, from the anagogical point of view, was the shadow cast by a heavenly paradise and a direct reference to omnipotence, beauty and divine goodness. For Bakker:
All of these interpretations are easily illustrated by the works of Augustine, because they have inspired writers on nature throughout the Middle Ages. Augustine greatly loved the world as it appeared to us; he knew how to enjoy what he referred to as ‘the great and beautiful spaces of the city or the countryside, where the brilliance of its beauty immediately strikes the viewer. But such creation also contains innumerable ‘moral’ messages, allowing so many opportunities for a pious and acute observer to reflect on his soul and task on Earth. Time after time, Augustine emphasized this aspect when he spoke of natural phenomena. Each time, he would incite us to seek the invisible behind the visible, the eternal behind the temporal, etc. Thus the harmony that creation revealed was an indication of the peace that should rein among men. Each creature, taken separately, appeared as an example (negative or positive) which man could discern, were he willing. This applied particularly to the behavior of animals, for example. And in regards to the Earth as a whole, one should take heed and make sure to not overlook the hollows and chasms of a landscape, for they are its true wellsprings.
Hugue of Saint Victor
In France, it was with the advent of the XIIth century intellectual renaissance that centers of learning began to multiply (cathedral school, school of Abelard, school of Petit-Pont for Paris, Chartres, Laon etc…) and that an atmosphere of genuine knowledge turned France into a world-center for intellectual life. As well, numerous students originating from Germany, Italy, England, Scotland and Northern Europe all made their way to Paris in order to study first and foremost, dialectics and theology.
Hugue of Saint Victor (1096-1141) was of Saxon (or Flemish?) origin. Around 1127, he entered the house of the regular canons of Saint Victor shortly after the monastery’s founding on the outskirts of Paris.
The Victorins were distinguished from the beginning by the importance with which they regarded intellectual life. The canons of the abbey had a positive outlook on knowledge, hence the importance which they attached to their library.
The main teachers who influenced Hugue were: Raban Maur (himself a disciple of Charlemagne’s advisor, the Irishman Alcuin), Bede the Venerable, Yves de Chartres and Jean Scot Erigena and some others, perhaps Denys – The Areopagite himself of which he comments on The Celestial Hierarchy.
Propelled by an insatiable intellectual curiosity, Hugue advised his disciples to learn everything because, according to him, nothing is without use. He himself was the first to put the advice he gave to his disciples into practice. A notable part of his writings were devoted to the liberal arts, sciences, and philosophy, which he dealt with particularly in an introductory textbook on secular and sacred studies, still famous today, the Didascalicon.
His contemporaries considered him the greatest theologian of their time and gave him the glorious title of « New Augustine ». He influenced the Franciscans of Oxford (Grosseteste, Roger Bacon, etc.) whose influence on the painter Roger Campin has been well established, by whom Nicolas of Cusa was inspired.
In regards to the question of whether one should cherish or despise the world, Hugue of Saint Victor’s answer was that we must love the world, but with the condition that we never forget that we must love it with God always in sight, as a reflection of God, rather than something in and of itself.
In order for one to be able to reach such wisdom, man had to consider his existence as that of a pilgrim who was constantly breaking away from the place in which he resides, a very rich metaphor that would be found in the Flemish painters Bosch and Patinier. « The whole world is an exile for those who philosophize, » said Hugue.
Master Hugue posed the requirement of exceeding dilectio (jealous and possessive love of God) for condilectio (love welcoming and open to sharing). He advocated the idea of an agapic love turned towards others, and not centered on oneself, a love turned towards the neighbor, the love of God increased by the love of one’s neighbor. In a word: it was the idea of Christian charity and fraternal solidarity.
Hugues enumerated five spiritual exercises: reading, meditation, prayer, action and contemplation. The first granted understanding; the second provided a reflection; the third questioned, the fourth sought and the fifth found. These exercises were intended to allow one to reach the source of truth and charity, where the soul of man would be « transformed into a flame of love », resting in the hands of God in « a fullness of both knowledge and love.”
The subject which interests us here, is above all his optimistic vision of man and creation, which differed from the clichés that we have retained from medieval pessimism. For him, creation was a gift from God and the way to God was as much through reading the book of nature itself as it was from reading the Bible.
Thus, for Hugue of Saint Victor, the image that we perceive is nothing but revelation or the unveiling of God’s Divine Power, perceived
through the length, breadth, and depth of space, through the mountain ranges, the winding rivers, the rolling fields, the towering skies and the darkened chasms.
Thus, the painter who exceled in the representation of the physical universe, was only increasing his capacity to reveal the power of the creator!
The revelation of wisdom through Beauty. For Hugue, «the entirety of the sensible universe is one great book written by the hand of God” that is, created by a divine plan in which
every creature is a reflection of – not the product of human desire, but the fruit of divine providence’s will to manifest God’s great wisdom (…) Just as an illiterate looks at the lines of an open book without having knowledge of letters, a stupid and bestialized man ‘that does not understand the things that are of God’, sees in creatures only their external form, but has no understanding of their inner meaning.
To elevate oneself, Hugue proposed that the disciples of Saint Victor, all those who were able of « contemplating relentlessly, » to embrace « a spiritual vision » of the world. For his disciple, Richard of Saint Victor, the Bible and the great book of nature « share the same language and harmonize to reveal the wonders of a secret world. »
Denis the Carthusian,
the Key to Understanding Van Eyck
Two centuries after Hugue of Saint Victor, that same flame later animated the work of theologian Denis the Carthusian (1401-1471), a native of Belgian Limburg. Under the title The beauty of the world : ordo et varietas, Bakker devotes a whole chapter of his book to it. And you’ll soon understand why.
Before having joined the Carthusians of Roermond in the Netherlands, Denys was trained in the spirit of the Brothers of the Common Life at the Zwolle school in the Netherlands and then completed his studies at the University of Cologne.
With Jean Gerson (1363-1429) and Nicolas of Cusa (1402-1464), and despite an often much more wordy and sometimes confused style, Denis the Carthusian was counted as among the most well-read, most copied and most published authors of his day, once the printing press had replaced the laborious work of the copyist monks. Moreover, the first book published in Flanders, was none other than the Mirror of the Sinful Soul of Denis the Carthusian, printed in 1473 by Erasmus of Rotterdam’s friend, Dirk Martens.
At the Roermond Monastery in the Netherlands, Denis wrote 150 works including commentaries on the Bible and 900 sermons. After having read one, Pope Eugene IV, who had just ordered Brunelleschi to complete the cupola of the Santa Maria del Fiore Dome in Florence, exulted: « The Mother Church is delighted to have such a son! ».
As a scholar, theologian and advisor, Denys became very influential. « A number of gentlemen, clerics and bourgeois came to consult him in his cell in Roermond where he constantly resolved doubts, difficulties and cases of conscience. (…) He was in frequent contact with the House of Burgundy and serves as an adviser to Philip the Good « , confirms the Dutch historian Huizinga in his Autumn of the Middle Ages.
According to Bakker, having written a series of works on spiritual orientation, Denis performed the role of confessor and spiritual guide for the Christian sovereign Philip the Good, Duke of Burgundy, and subsequently, that of his widow.
Together in Cologne, both attended the lecture of Flemish theologian Heymeric van de Velde (De Campo) who introduced them to the mystical theology of the Syrian Platonic monk known as Pseudo-Dionysus the Areopagite and to the work of Raymond Lulle and of Albert the Great as well. When, in 1432, Nicolas of Cusa declined an offer for the chair of Theology made to him by the University of Louvain, it was De Campo who accepted it at his request. Politically, from 1451 to 1452, Denis the Carthusian chose Nicolas of Cusa, then apostolic legate, to accompany him for several months during his tour of the Rhineland and Moselle to promote his approach to spiritual renewal, at the request of the pope.
Bakker notes that Denis had a predilection for music. He copied and illuminated scores with his hand and gave instructions on the best possible interpretation of the Psalms. His preference was for psalms praising God. And to praise the creator, Denis found images and words that would surface in the imagination of the painters of that time. However, for Denis, the beauty of God meant something deeper than mere visual appeal.
For you (Lord), ‘to be’ is ‘to be beautiful’.
Let us remember that in Christian philosophy sight was the most important of the five senses and the one which encapsulated all the others. In Denis’ Psalms, two notions prevailed. First, that of order and regularity. It was found in the celestial bodies that determined the cycles of days and years. But the Earth itself obeyed a divine order. And there Denis quoted the Book of Wisdom of Solomon (11,20) affirming: « You have ordained everything with measure, number and weight ». Then there was the idea of multiplicity and diversity. Regarding climatic phenomena, that is to say purely « physical » phenomena, Denis affirmed for example,
In the sky, lord, you generated multiple effects of pressure and air, such as clouds, winds, rains (…) and various phenomena: comets, luminous crowns, vortices, falling stars (…), frost and haze, hail, snow, the rainbow and the flying dragon.
For Denis, all this was not without a reason: it was to penetrate the divine being, his infinite greatness, his omnipotence and his love for man.
Make it so, my Lord, he writes, that in the effects of your universal laboriousness we perceive you, and that by the love with which it testifies, we inflame ourselves and waken to honor your greatness.
On God and Beauty, Denis wrote a great treatise on theological aesthetics under the title of De Venustate Mundi and Pulchritudine Dei (About the Attractiveness of the World and the Beauty of God).
After having read what follows, the great polyptych painted by Jan Van Eyck, the altarpiece of Ghent known as The Mystic Lamb, comes to mind.
Knowing that this painter was in the service (painter and ambassador) of the same Philip the Good, Duke of Burgundy, of which Denis the Carthusian was the confessor and spiritual guide, one has good reason to believe that this text had impressed itself on the painter’s spirit at the time of this work’s creation.
Denis the Carthusian:
Just as every creature participates in the being of God and his goodness, so does the Creator also communicate to him something of his divine, eternal, uncreated beauty, whereby he is in part made like his Creator, participating in some measure in his beauty. In as much as a thing receives the essence of that being, so it receives the good and the beautiful of that being. There is therefore an uncreated beauty which is beautiful and beauty in its essence: God. The Other (as opposed to being) is the created beauty: the beautiful by participation. Just as every creature is thought of as being to the extent that it participates in the divine being and is assimilated with it by through a kind of imitation, so every creature is said to be beautiful in the degree to which it participates in this divine beauty and is brought in conformity with it. . Just as God has done all which is good since his nature is good, so he has done all things beautiful because he is essentially beautiful.
(…) The one and only son of God, true God himself, took our nature and became our brother. Through him, our nature has received a dignity of unspeakable majesty. God has also adorned the souls of the blessed who are in the heavenly homeland with his light and glory, and raised them to the beatific, immediate, clear and blessed vision of his all-pure Deity. By contemplating the uncreated and infinite beauty of the divine essence, they are made in his image in a supernatural and ineffable way. They are over-taken in this participation, this communion of goodness, this divine light and beauty, to the point of being entirely enthralled by him, configured to him, absorbed in him. They attain such beauty heights of beauty that the greatest splendors of world cannot even be compared with the smallest part of their beauty.
Back to Van Eyck
This last paragraph immediately evokes the upper panels of Jan Van Eyck’s polyptych in Gent. It’s hard to imagine the kind of effect that this painting would have had on believers: they saw not only Adam and Eve, raised on the same level as God, the Virgin and St. John the Baptist, but discovered there, at a time when less than one percent of the European population could read and write, the image of a beautiful young woman reading the Bible. Her name? Mary, mother of Jesus!
The lower part of the same work depicts another major event: the reunification, following the various ecumenical councils, of all Christians, whether they were from the East or West, divided by disagreements over the fundamental issue of the Christian faith: the sacrifice of the Son of God to free man from original sin. They are assembled in a chorus around all the most significant parts of the universe: the three popes, the philosophers, the poets (Virgil), the martyrs, the hermits, the prophets, the just judges, the Christian knights, the saints and the virgins.
Everything is presented in a landscape renewed by a true Christian “Spring”. Van Eyck did not hesitate to represent all the splendor of the microcosm with as much detail as possible, including a good fifty or so different plant species at the moment when all their most beautiful leaves and flowers are beheld by the world. It quite literally brings out the richness of creation in all its variety; allegorically, this represents the creator as the source of life; morally, it is the sacrifice of the son of God that will revive the Christian church; and finally, anagogically, it reminds us that we must strive towards becoming united with the creator, the source of all life, wisdom and good.
Once again, it is only in Denis the Carthusian, in the concluding passage of his Venestate Mundi and Pulchritudin Dei that one finds such passionate praise dedicated to the beauty of the visible world, including a reference to the famous « dark green meadows » so typical of Van Eyck:
Starting from the lowest level we have the elements of earth. In what immeasurable length and breadth are all extended; how wonderfully adorned is its surface with such innumerable species and various wonderful things. Look at the lilies and roses and other flowers of beautiful color as they emit their fragrant smells and healing herbs growing on the dark green meadows and in the shade of forests, the splendor of trees and lush fields, mountain heights, the freshness of trees, ponds, streams and rivers stretching to the sea in the distance! How beautiful He must be in and of himself, the One who created everything! Watch and admire the multitude of animals shining in their vast array of different colors! Our eye rejoices at the sigh of fish and birds and addresses our praise of the Creator. In what beauty and luster drape the large animals, the horse, the unicorn, the camel, the deer, the salmon and the pike, the phoenix, the peacock and the hawk. He is exalted, he who did all this!
With what we have just read in mind, the viewer can finally enjoy this beauty with confidence and without doubt, a beauty which is nothing but a foretaste of divine wisdom!
Bibliography:
- Boudewijn Bakker, Landschap en Wereldbeeld. Van Eyck tot Rembrandt, Thoth, 2004;·
- Patrice Sicard, Hugue of Saint Victor and his school, Brepols, 1991.·
- Denis the Carthusian, Towards the likeness, texts gathered and presented by Christophe Bagonneau, Word and Silence, 2003.·
- Karel Vereycken, Van Eyck, a Flemish painter in view of Arab optics, internet.
La Compagnie des ocres
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La Compagnie des ocres
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Index, Études Renaissance
INDEX, Etudes Renaissance
- FR en ligne — Mohenjo-Daro, Harappa: Le défi que nous lance la modernité de la Civilisation de l’Indus;
- EN online — Mohenjo-Daro, Harappa :The challenging modernity of the Indus Valley Civilization;
- FR en ligne — La Route de la soie maritime, une histoire de 1001 coopérations;
- EN online — The Maritime Silk Road, a History of 1001 cooperations;
- FR en ligne — Cyrus le Grand, l’Iran et le dialogue des civilisations;
- EN online — Cyrus the Great, Iran and the Dialogue of Civilizations;
- FR en ligne — Afghanistan, le pays des 1000 cités d’or et l’histoire d’Aï Khanoum;
- EN online — Afghanistan: the Land of a 1000 Golden Cities and Aï-Khanoun;
- FR en ligne — Le miracle du Gandhara, quand Bouddha s’est fait homme;
- EN online — The miracle of Gandhara: when Buddha turned himself into man;
- FR en ligne — Derrière les chevaux célestes chinois, la science terrestre;
- EN online — The Earthly Science behind China’s Heavenly Horses;
- FR en ligne — Et l’Homme créa l’acier…;
- FR en ligne — Pourquoi l’Empire romain reste un modèle pour l’oligarchie
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- EN AUDIO PARIS: The Greek tradition behind the Fayum Mummy Portraits;
- FR en ligne — La pratique ancestrale d’annulation des dettes;
- EN online — The Ancient Practice of Debt Cancelation;
- RU pdf online — The Ancient Practice of Debt Cancelation (Russian translation) ;
- FR en ligne — Bagdad, Damas, Cordoue, creuset d’une civilisation universelle;
- FR en ligne — Mutazilisme et astronomie arabe, deux étoiles brillantes au firmament de la civilisation;
- EN online — Mutazilism and Astronomy, two brilliant stars at the firmament of civilization;
- FR en ligne — Qanâts perses et Civilisation des eaux cachées;
- EN online — Persian Qanâts and the Civilization of Hidden Waters;
- FR en ligne — Renaissance africaine: la splendeurs des royaumes d’Ifè et du Bénin;
- EN online — The splendors of the kingdoms of Ife and Benin;
- FR en ligne — Sur la peinture chinoise et son influence en Occident;
- EN pdf online — On Chinese painting and its influence on the West (Fidelio);
- FR en ligne — L’invention de la perspective (Magazine Fusion);
- EN pdf online — The Invention of Perspective (Fidelio);
- FR en ligne — La révolution du grec ancien, Platon et la Renaissance;
- EN online — The Greek language project, Plato and the Renaissance;
- FR en ligne — Villard de Honnecourt, Platon et les cathédrales;
- FR en ligne — Les Frères de la vie commune et la Renaissance du nord;
- NL online — Moderne Devotie en Broeders van het Gemene Leven, bakermat van het humanisme;
- EN online — Devotio Moderna, Brothers of the Common Life, the cradle of humanism in the North;
- FR en ligne — 1405: l’amiral Zheng et les expéditions maritimes chinoises;
- EN online — Zhang He and the Chinese Maritime Expeditions;
- FR en ligne — Jan van Eyck, la beauté comme prégustation de la sagesse divine;
- EN online — Jan van Eyck, beauty as foretaste of divine wisdom;
- EN AUDIO BERLIN: AUDIO – Van Eyck’s theological metaphor in his Madonna in the Cathedral;
- FR en ligne — Jan Van Eyck, un peintre flamand dans l’optique arabe;
- EN online — Jan Van Eyck, a Flemish Painter using Arab Optics;
- FR pdf en ligne — Rogier Van der Weyden, maître de la compassion;
- EN AUDIO PARIS: Van der Weyden and Cusanus;
- FR en ligne — Comment Jacques Cœur a mis fin à la Guerre de Cent Ans;
- EN online — How Jacques Cœur put an end to the Hundred Years’ War;
- EN AUDIO PARIS: Who whispered in the Ear of Joan of Arc?;
- FR en ligne — Hugo van der Goes et la Dévotion moderne;
- EN pdf online — Hugo van der Goes and the Devotio Moderna;
- FR en ligne — A la découverte d’un tableau;
- EN AUDIO PARIS — Ghirlandaio’s immortality;
- FR en ligne — Avicenne, Ghiberti, leur rôle dans l’invention de la perspective à la Renaissance;
- EN on line — Avicenna, Ghiberti, their role in the invention of perspective at the Renaissance;
- FR en ligne — ENTRETIEN Omar Merzoug: Avicenne ou l’islam des lumières;
- EN pdf online — INTERVIEW Omar Merzoug: New Biography of Ibn Sina;
- FR en ligne — Les secrets du dôme de Florence;
- EN pdf online — The Secrets of the Florentine Dome (Schiller Institute Archives);
- DE pdf online — Die Geheimnisse des Florentiner Domes lüften (Neue Solidarität);
- FR pdf en ligne — Le Dome de Brunelleschi, un défi, un scandale, un exploit (Hors Série Beaux Arts Magazine, 2013)
- EN AUDIO PARIS — Cimabue, Giotto, Fra Angelico; Wonders of the Italian Trecento;
- FR en ligne — L’œuf sans ombre de Piero della Francesca;
- EN pdf online — The Egg Without a Shadow of Piero della Francesca;
- RU pdf online — The Egg Without a Shadow of Piero della Francesca (Russian translation);
- EN AUDIO MILAN — Piero della Francesca at Milan Brera Pinacoteca;
- EN AUDIO PARIS — Antonello de Messina in the Image of Christ;
- FR en ligne — Uccello, Donatello, Verrocchio et l’art du commandement militaire;
- EN online — Uccello, Donatello, Verrocchio and the Art of Military Command;
- EN AUDIO PARIS: Leonardo and Verrochio’s workshop;
- FR en ligne — Le Cénacle de Meaux et l’humanisme chrétien à la Renaissance;
- EN online — The Cenacle of Meaux and Christian Humanism at the Renaissance;
- FR en ligne — La Cène de Léonard, une leçon de métaphysique;
- EN pdf online — Leonardo‘s Last Supper, A lesson of Metaphics (Fidelio);
- EN AUDIO TONGERLO + article online: Leonardo’s copy of The Last Supper in Tongerlo;
- FR en ligne — L’ombre de Vernadski dans la Sainte Anne de Léonard de Vinci;
- EN online — The Shadow of Vernadsky in Leonardo’s Virgin and Child with Saint Anne;
- IT online — L’ombra de Vernadsky nella Santa Anna di Leonardo da Vinci;
- FR en ligne — Léonard de Vinci : peintre de mouvement;
- EN pdf online — Leonardo, painter of movement (Fidelio);
- EN AUDIO PARIS — Mona Lisa made in China?;
- FR en ligne — La Vierge aux rochers, l’erreur fantastique de Léonard;
- FR en ligne — Romorantin et Léonard ou l’invention de la ville moderne;
- EN pdf online — Leonardo da Vinci Imagines the First Modern City (Executive Intelligence Review);
- DE online — Leonardos großes Infrastrukturprojekt für Frankreich (Neue Solidarität);
- IT online — Leonardo da Vinci, Romorantin e lo spirito del progetto NAWAPA (Movisol website);
- FR en ligne — L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci;
- EN online — Leonardo’s « Vitruvian Man »;
- FR en ligne — Léonard en résonance avec la peinture traditionnelle chinoise — entretien en français de Karel Vereycken avec Le Quotidien du Peuple;
- CH online — Leonardo resonates with traditionnal Chinese Painting, interview in Chinese language of Karel Vereycken in People’s Daily;
- EN online — Leonardo resonates with traditionnal chinese painting, interview in English of Karel Vereycken in People’s Daily;
- EN AUDIO PARIS — Why Leonardo didn’t like painting;
- FR pdf en ligne — Raphaël, entre mythe et réalité;
- EN pdf online — Raphael, between Myth and Reality;
- FR en ligne — Raphaël 1520-2020 : ce que nous apprend « L’Ecole d’Athènes »;
- EN online — Raphael 1520-2020: What Humanity can learn from the « School of Athens »;
- EN AUDIO MILAN: Raphael’s cartoon of « The School of Athens »;
- EN online — Debunking Renaissance Fakenews — Part I: Fake Platonist Marsilio Ficino;
- EN online — Jacob Fugger « The Rich », father of financial fascism;
- FR en ligne — Jacob Fugger « Le Riche », père du fascisme financier;
- FR en ligne — Comment la folie d’Erasme sauva notre civilisation;
- EN pdf online — How Erasmus’ Folly saved our Civilization (Schiller Institute Archive Website)
- DE pdf online — Wie Erasmus‘ Torheit unser civilisation rettete (Neue Solidarität);
- NL pdf online — Hoe Erasmus zotheid onze beschaving redde (Agora Erasmus);
- FR en ligne — Le rêve d’Erasme: le Collège des Trois Langues de Louvain;
- EN online — Erasmus‘ dream: the Leuven Three Language College;
- EN AUDIO PARIS — Why Erasmus had no time to pause for portraits;
- FR en ligne — ENTRETIEN: Jan Papy: Erasme, le grec et la Renaissance des sciences;
- FR en ligne — Dirk Martens, l’imprimeur d’Erasme qui diffusa le livre de poche;
- FR en ligne — 1512-2012 : Mercator et Frisius, des cosmographes aux cosmonautes
- NL pdf online — 1512-2012 : Van kosmograaf tot kosmonaut, Mercator en Frisius (Agora Erasmus);
- EN pdf online — 1512-2012: Mercator and Frisius, from cosmographers to cosmonauts (Schiller Institute Archive Website).
- FR en ligne — La nef des fous de Sébastian Brant;
- FR en ligne — Avec Jérôme Bosch sur la trace du Sublime;
- EN pdf online — With Hieronymus Bosch, On the Track of the Sublime;
- EN AUDIO PARIS: How Bosch’s Ship of Fools drove the Jester out of business;
- NL in de boekhandel — De kunst der Zotheid, Matsys, Erasmus, Da Vinci.
- NL online — Quinten Matsys en Da Vinci: dageraad van louterend gelach en creativiteit;
- FR en ligne — Quinten Matsys et Léonard — L’aube d’une ère du rire et de la créativité;
- EN online — Quinten Matsys and Leonardo — The Dawn of the Age of Laugher and Creativity;
- RU pdf online — Quinten Matsys and Leonardo — The Dawn of the Age of Laughter and Creativity (Russian translation);
- EN AUDIO BERLIN: Matsys and the Art of « The Deal »;
- FR en ligne — Joachim Patinir et l’invention du paysage en peinture;
- EN AUDIO BERLIN: Joachim Patinir and the Homo Viator;
- EN online — Joachim Patinir and the invention of landscape painting;
- FR en ligne — Le Landjuweel d’Anvers de 1561 — Faire de l’art une arme pour la paix;
- EN online — The 1561 Landjuweel of Antwerp that made art a weapon for Peace;
- FR en ligne — Exposition de Lille : ce que nous apprennent les fabuleux paysages flamands;
- FR en ligne — « Le portement de croix » : redécouvrir Bruegel grâce au livre de Michael Gibson;
- EN pdf online — Book review: Michael Gibson on Bruegel’s « Carrying of the Cross. » (Fidelio);
- FR en ligne — ENTRETIEN Michael Gibson: Pour Bruegel, le monde est vaste;
- EN pdf online: INTERVIEW — Michael Gibson: ‘For Bruegel, his world is vast’;
- FR en ligne — Pierre Bruegel l’ancien, Pétrarque et le Triomphe de la Mort;
- EN online — Pieter Bruegel the Elder, Petrarch and the Triomph of Death;
- FR en ligne — A propos du film « Bruegel, le moulin et la croix »;
- FR en ligne — L’ange Bruegel et la chute du cardinal Granvelle (FR en ligne).
- FR en ligne — Pieter Bruegel l’ancien, commentateur politique et pacifist;.
- EN online — Pieter Breugel The Elder, political commentator and pacifist;
- NL online — INTERVIEW Leo Spaepen ontcijfert de code van Bruegel;
- EN online — INTERVIEW Leo Spaepen deciphers Bruegel’s code;
- EN AUDIO BERLIN — Bruegel’s Two Apes;
- EN AUDIO ANTWERP — Bruegel’s « Dulle Griet » (Mad Meg): we see her madness, but do we see ours?
- EN AUDIO BRUSSELS — Bruegel’s Theodicy: The Fall of the Rebel Angels.
- EN AUDIO BRUSSELS — Bruegel’s Fall of Empire (Icarus)
- EN AUDIO BRUSSELS — What Bruegel’s snow landscape teaches us about human fragility;
- EN AUDIO BERLIN — The Culture behind Brueghel’s Proverbs;
- FR en ligne — Albrecht Dürer contre la mélancolie néo-platonicienne
- EN pdf online — Albrecht Dürer’s fight against neo-Platonic Melancholy;
- EN pdf online — How neo-Platonism gave Plato a bad name;
- FR en ligne — Le jour où l’Eglise faillit interdire la polyphonie en musique;
- EN online — Shakespeare‘s lesson in economics;
- FR en ligne — La leçon d’économie de Shakespeare;
- RU pdf online — Shakespeare’s lesson in economics (Russian translation);
- FR en ligne — Le combat inspirant d’Henri IV et de Sully;
- EN pdf online — The Inspiring Example of Henri IV and Sully (Schiller Institute Archives Website);
- FR en ligne — La paix de Westphalie, une réorganisation financière mondiale
- EN online — The Peace of Westphalia, a worldwide Financial Reorganisation;
- FR pdf en ligne — Rembrandt, un bâtisseur de nations (Nouvelle Solidarité).
- FR en ligne — Rembrandt et la lumière d’Agapè;
- EN online — Rembrandt and the Light of Agapè;
- FR en ligne — Rembrandt : 400 ans et toujours jeune!;
- EN online — Rembrandt: 400 years old and still young!;
- FR en ligne — Rembrandt et la figure du Christ;
- EN pdf online — Rembrandt and the Face of Jesus;
- DE online — Rembrandt and das Gesicht Jesu;
- FR en ligne — Le portrait d’Anslo de Rembrandt, la science de « peindre l’invisible »;
- EN online — Rembrandt’s Anslo, the science of « painting the invisible »;
- RU online — Rembrandt’s Anslo, the science of « painting the invisible » (Russian translation);
- EN AUDIO BERLIN: Rembrandt painting the voice of Anslo;
- FR pdf en ligne — Metsu, Ter Borch, Hals, l’éloge du quotidien;
- EN AUDIO PARIS — Why Vermeer was hiding his convictions;
- EN AUDIO BERLIN — Vermeer’s Young Woman with a Pearl Necklace;
- FR en ligne — Entre l’Europe et la Chine: le rôle du jésuite flamand Ferdinand Verbiest;.
- FR en ligne — Avec Leibniz et Kondiaronk, re-créer un monde sans oligarchie;
- EN online — With Leibniz and Kondiaronk, re-inventing a world without oligarchy;
- FR en ligne — Francisco Goya et la révolution américaine (FR en ligne)
- EN pdf online — Francisco Goya and the American Revolution (Fidelio)
- ES pdf online — Francisco Goya y la revolucion Americano (Fidelio);
- EN AUDIO BRUSSELS — Goya asks us to make sure Truth raises again;
- EN AUDIO BRUSSELS — Goya’s Simpleton not simple;
- EN AUDIO BRUSSELS — Goya’s portrait of Bayeu;
- ES BOOK — Karel Vereycken et Karl Lestar : El Degüello de Goya;
- FR en ligne — Beethoven et le Meeresstille: initiation à une culture de la découverte
- EN pdf online — Beethoven’s Meeresstille: initiation into a culture of discovery (Schiller Institute Archive Website);
- DE pdf online — Beethovens Meeresstille: Reise in eine Kultur des Entdeckens (Neue Solidarität);
- FR en ligne — Enseignement mutuel: curiosité historique ou piste d’avenir?;
- EN online — Mutual Tuition: historical curiosity or promise for a better future?;
- FR en ligne — Le combat républicain de David d’Angers, la statue de Gutenberg à Strasbourg;
- EN online — The republican struggle of David d’Angers and the Gutenberg statue in Strasbourg;
- FR en ligne — Hippolyte Carnot, père de l’éducation républicaine moderne;
- EN online — Hippolyte Carnot, father of modern republican education;
- FR en ligne — Jacques-Louis David ou la gloire d’un caméléon;
- FR en ligne — Victor Hugo et le colosse;
- EN online — Victor Hugo and the awakening of the colossus;
- FR en ligne — Avec le peintre James Ensor, arrachons le masque de l’oligarchie ;
- EN online — How James Ensor ripped off the mask of the oligarchy;
- FR en ligne — Enquête sur les origines de l’art moderne, la question du symbolisme;
- EN online — On the Origins of Modern Art, the Question of Symbolism;
- FR en ligne — Les racines symbolistes des killer games:
- EN online — Neo-Platonism and Huxley’s Doors of Perception;
- FR en ligne — L’art moderne de la CIA pour combattre le communisme;
- EN online — The Congress for Cultural Freedom (CCF) – How the CIA « weaponized » Modern Art;
- FR pdf en ligne — M. Hockney, le génie artistique n’est pas une illusion optique ! (Fusion);
- DE pdf online — Herr Hockney ! Kunst is keine rein technische fertigheit (Neue Solidarität);
- EN pdf online — Mr Hockney! Great Art Requires More Than Optcal Technology (21st Science & Technology).
- FR en ligne — Gérard Garouste et La Source (FR en ligne).
- EN online — Rembrandt’s oil painting is back… in China !
- FR en ligne — Ce que nous apprend l’expérience Trou-dans-le-Mur de Sugata Mitra;
- EN online — The hidden lesson behing Sugata Mitra‘s Hole-in-the-Wall experience;
- FR en ligne — La défense du patrimoine culturel de l’Humanité, clé d’une paix mondiale;
- EN online — Empathy, Sympathy, Compassion: Cultural Heritage Key to World Peace



























